
Je suis aussi allé voir Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. Le film est dans la droite lignée des précédents, donc bien sympa mais sans plus. Du bon divertissement, réalisé à l'ancienne par un Spielberg appliqué à défaut de brillant - aucune séquence ne vaut l'ouverture magistrale de L'Arche Perdue. On a un peu de mal au départ avec Indiana Jones grisonnant et ridé, mais bon... la génération dorée née dans les 50's fait de la résistance, en inventant le héros d'action de plus de 60 ans, qui vient prendre place aux côtés des Rolling Stones dans cet improbable musée de la coolitude éternelle. Pas sûr qu'on ait vraiment envie de le voir continuer à se remplir... D'un autre côté, ce sont peut-être juste les repères qui sont en train de changer ?
6 commentaires:
bidonee....
Mais est-ce que ce n'est pas les gens qui n'ont plus l'air de vieux a 60 ans, et donc peuvent encore jouer aux aventuriers
Ben certains si, mais le problème c'est qu'Harrison Ford fait bien ses 60 ans, avec cheveux gris, quelques rides et surtout un léger affaissement de sa constitution qui lui donne un air chétif dans certains plans.
Je n'aime vraiment pas la dernière partie du film (après les fourmis). La "résolution" est fichue n'importe comment, très abrupte, sans aucun sens, sans enjeux, les personnages passent d'un lieu à l'autre sans difficulté et chaque menace est écartée en quelques secondes. Dur de se sentir concerné.
En revanche, la mise en scène de Spielberg m'a épaté, une fois de plus (à l'exception justement du dernier quart où c'est surtout des plans larges assez banals même si évidemment bien composés). Il est l'un des rares cinéastes à aussi peu découper ses scènes d'action, à faire vraiment durer les plans. Résultat : lisibilité extrême, sensation de réalisme, de proximité avec ce qui se déroule (effet classique des longs plans). C'était flagrant dans la Guerre des Mondes ou Munich, ça l'est une fois encore ici lors de la géniale course-poursuite dans la jungle.
Et puis Spielberg est toujours aussi à l'aise dans la chorégraphie des scènes, et quand il découpe c'est avec une classe et un dynamisme fous -voir la super ouverture avec la buggy qui suit les militaires dans le désert, l'utilisation des reflets, la fluidité de la caméra, le plaisir du mouvement, franchement c'est du pur cinéma et ça tue. C'est vraiment dommage que le film ne tienne pas cette cadence jusqu'au bout et se ratatine à tous points de vue à la fin.
Ha et j'aime beaucoup l'évocation du contexte historique dans la première partie -McCarthy, le nucléaire, etc.
En tout cas, bien que très imparfait, ça vaut le coup.
Bon finalement, ami Spontex, tu ne fais que répéter ce que j'ai dit en trop long : "réalisé à l'ancienne par un Spielberg appliqué à défaut de brillant".
J'ai pas trouvé la fin si bof par rapport au début cela dit, début qui reste de loin inférieur à la séquence monumentale du tout premier film - je l'ai revue juste avant faut dire, sur mon écran géant.
Donc, au lieu de répéter ce que je dis ;) tu ferais mieux de répondre à mon grand jeu des répliques oubliées, car, petit indice, tu te dois de trouver, toi plus que de nombreux autres !
Ben en fait tu m'avais déjà parlé de cette réplique alors je préfère laisser un autre gagner, ça serait pas du jeu.
Bon.
Ok.
C'est surtout que je m'en souviens plus.
Quel branleur, du coup il va pas reste grand'monde pour jouer ;)
Pas grave, je donnerai la soluce lors de la prochaine édition du jeu.
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