dimanche 22 juin 2008

Les Couscous Carnets T1, p 16 à 19

Lundi 18 avril 1983

Tout de suite, je requière votre attention pour vous annoncer la triste nouvelle : Ronsard, notre chat persan, nous a quitté et pas plus tard que cette nuit. C'est pourquoi je vous demande de lui accorder en hommage une page de mon Cousous Carnet. Cette dernière restera blanche, ce sera d'ailleurs la seule de tout ce carnet. J'espère que vous ne m'en voudrez pas et je suis sûr que vous me comprendrez.

Et voilà, j'ai fini mon petit discours, pas mal non ? Une page remplie de mon discours !

Donc ce sera la page 17 qui sera dédiée à notre ami à quatre pattes, le gentil matou que fut Ronsard.


Mon hommage à Ronsard s'arrête ici. En tout cas, je pense qu'il sera content de savoir qu'il a sa place (et quelle place !) dans mon Couscous Carnet. J'espère que cela vous a plu. En tout cas, j'estime que Ronsard a largement mérité sa place dans cet ouvrage. Et vous ?

Autre événement dans la jounée : elle est là, oui la terrible, redoutable RENTREE !!! Décidément, ce lundi 18 n'est vraiment pas très gai, qu'en pensez-vous ?

MENU DU SOIR

- Potage
- Purée et tranche de boeuf
- Poisson d'avril à la pâte d'amande

A l'heure où j'écris, il est 23 h 43. Voilà, j'ai fini de remplir ces quelques pages pour vous parler du lundi. Enfin, on s'amuse comme on peut, pas vrai ? (j'ouvre cette parenthèse pour m'excuser de vous poser tant de questions... et puis c'est la rentrée, pour tout le monde !).

jeudi 19 juin 2008

Euro 2008 : l'oeil du spécialiste

Les bleus ont perdu à l'Euro de foot, ça y est. On s'y attendait pas mal, faut bien le dire, même si un espoir subsistait en repensant au début pourri de la Coupe du Monde 2006, dans laquelle on avait atteint la finale.

Mais ce qu'il y a de plus intéressant dans cette actualité footballistique, ce sont les nombreux commentaires qu'on voit dans les media. Toujours après coup ou presque, et toujours à défendre les choix qui n'ont pas été faits, qui bien entendu auraient permis de mieux jouer et de gagner. Un boulot super simple, journaliste footeux pendant l'Euro : on se renseigne sur les options possibles du Sélectionneur, on observe le match pour noter celles qu'il a choisies. Ensuite, si y a victoire, ben c'était un bon choix, sinon, il fallait prendre les autres options. Trop simple d'être spécialiste !

Quelques exemples :

- Au lieu de prendre les anciens avec quelques jeunes, fallait prendre que des jeunes bien sûr ! Un peu comme au début des qualifs pour la Coupe du Monde 2006, où très vite, face aux résultats minables, ces mêmes observateurs ont dit "il faut rappeler les anciens, rien ne va plus !".

- Thuram est pas bon, faut mettre un jeune à sa place. Le match suivant, c'est fait, on a Abidal à sa place... c'est lui qui cause le penalty qui nous élimine... bon ben... quand il a été exclu, fallait changer un autre joueur que Nasri, bien entendu !

Bref, quoiqu'il arrive, l'observateur a toujours raison, toujours sous la main une option non choisie par le Sélectionneur, dont personne ne pourra jamais vérifier la validité.

Cela n'a rien de nouveau, mais là, on a eu un Raymond Domenech qui a littéralement fait à chaque match les changement suggérés par nos fameux observateurs. Un vrai cirque loufoque, à chaque match une autre équipe, selon les comments du lendemain. Un naufrage total à l'arrivée, mais aucun commentateur qui ne s'en émeut... les gars continuent à prôner n'importe quoi parmi ce qui n'a pas été retenu...

On a bien rigolé au final, dommage juste pour les amateurs de foot qu'on ait pas eu une équipe plus performante... fallait faire quoi pour ça ? Ben tout le contraire de ce qui a été fait, bien sûr !

jeudi 12 juin 2008

Fatal error

Eh oui erreur fatale concernant mon post de lundi sur la sortie Blu-Ray de la trilogie Resident Evil - sans doute les films les plus honnis par les pauvres critiques aigris qui nous servent de journalistes spécialisés (argh..).

Erreur car mon visuel est celui des DVD, le coffret Blu-Ray ne semble pas du tout annoncé lui, pas plus que le film tout seul d'ailleurs (re-argh...).

Bref, on risque de devoir se "contenter" du double DVD collector, ne serait-ce que pour ses 11 scènes coupées. Snif et youpie... à la manière d'Homer Simpson qui mange son homard apprivoisé qu'il a malencontreusement cuit en voulant lui donner un bon bain chaud.


EDIT 22 H 45 : luttant contre le desespoir de l'inconnu, j'ai fini par trouver un site qui évoque cette fameuse sortie du coffret Blu-Ray de la trilogie Resident Evil en France, pas avant octobre apparemment... bon ben... vive le DVD quoi ! ah-hem...

L'article en question, en provenance du site resetmag.com, publié le 26 mai dernier : Disponibles aux Etats-Unis en haute définition, les quatre (bientôt six) épisodes de la saga Saw auront-ils droit au même traitement en France ? Si l'on en croit le site presse de Warner, désormais distributeur des produits labellisés New Line depuis le rachat complet de la société en février dernier, divers coffret Blu-ray devraient arriver au mois d'octobre prochain, réunissant les divers volets des Rush Hour, des Resident Evil, et donc également des Saw.

EDIT 22 H 56 : bon pour ceux qui veulent vraiment pas attendre, la Belgique vient à notre secours, avec le Blu-Ray simple de RE Extinction, dispo depuis le 1er juin dernier, s'il vous plaît !

Capture du site dvdfolies.be :



Bon ben, j'hésite, j'hésite... me contenter du DVD maintenant en attendant le coffret d'octobre qui me permettrait d'avoir les 3 Resident d'un coup en BR... sauter sur ce BR avec VF et tout comme il faut dès maintenant... me contenter du DivX qu'un ami canadien m'a gravé sur un CD depuis quelques semaines... abandonner cette vie matérialiste sans idéal ni dimension mystique pour me retirer dans les montagnes et méditer jusqu'à trouver le salut de mon âme ? Hum... pas évident... bon allez, une petite partie découverte de Blacksite sur PS3, avant 100 % Euro sur M6 à minuit, ça devrait m'aider à trancher...

mardi 10 juin 2008

Les Couscous Carnets T1, p 12 à 15


Dimanche 17 avril 1983

Aujourd'hui c'est le jour de ma petite soeur Candice, ou plutôt celui de papa. Et en plus de ça, je viens de découvrir à Candice une nature très très susceptible, à tel point que si, lorsqu'elle rend service à quelqu'un, on lui fait la plus petite remarque, elle interrompt séance tenante ce qu'elle était en train d'accomplir.
Bien sûr, ça ne tient pas debout, car tout le monde, ou presque, se rend compte que ce n'est qu'une déplorable combine pour ne rien faire.

Sinon, j'ai rangé la remise avec l'aide de mon cher frère Chris.

MENU DU MIDI

- vol au vent
- rôti, haricots verts et frites
- tarte aux pommes

Papa, ce cher papa, nous a annoncé que cet après-midi, nous allions aller chez les Caudoux et chez grand-maman Anna. En début d'après-midi, avant cela, les deux filles s'en iront au cinéma voir "Les sous-doués passent le bac". C'est évident qu'elles cherchent à s'identifier à ces derniers, pour moi cela ne fait aucun doute.

Je compte commencer ma nouvelle BD cet après-midi. Je vous signale qu'elle parle de la guerre entre les H et les Z.

lundi 9 juin 2008

Supeeeeeeeeeer !!!


Sortie le 11 juin 2008, disponible dans plein de magasins et chez moi.

dimanche 8 juin 2008

J'ai pas voté Sarkozy

Beaucoup moins sexy que Ségolène, faut dire (tant qu'à voter pour des gens qui tiendront pas leurs promesses, hein...). Mais bon, même et surtout après analyse aussi documentée que possible de son cas, j'ai vraiment pas voté Sarkozy. Un gars soutenu financièrement par un réseau de grands patrons (notamment de la presse) et industriels, enfermés dans leur logique implacable de toujours plus de profits, c'est juste pas possible. Une fois en place, le petit Sarko commence par rembourser sa dette à son joyeux groupe d'amis dorés (les 15 milliards de paquet fiscal dont on parlera jamais assez), agravant encore un peu plus le déficit national. Pour y remédier, pas de problème, y a les poches (nombreuses) des classes moyennes et en dessous.


Cible principale : les fonctionnaires. Ils sont payés par l'état et l'état, c'est lui. Plus que jamais même, avec les libertés aberrantes prises avec les institutions de la république et la séparation des pouvoirs. Des mots compliqués qui n'intéressent pas la majorité des électeurs, qui de toute façon ont pas envie de "se prendre la tête". Ca tombe bien.

Moins de service public donc, ça n'emmerdera que ceux qui n'ont pas les moyens de se payer les mêmes services privés. A commencer par l'école, moins de profs = classes surchargées et moins nombreuses, donc profs contraints de boucler leur volume horaire en exerçant sur 2 ou 3 établissements différents, là ou y a des trous à boucher sans recruter qui que ce soit (trop cher). Donc des profs "de passage", pour s'occuper de classes à 30 élèves.

La qualité d'enseignement va bien sûr s'en ressentir, mais bon, ceux qui ont des sous mettront les chers petits dans le privé - on les comprend ! - et comme ça, il restera que les plus pauvres ou ignorants dans les écoles publiques suppliciées. Une fois encore, ça tombe très bien : un peuple ignorant et peu porté sur la réflexion et l'analyse, c'est tout ce qu'il faut pour se faire élire et gouverner tranquille. Donc, en plus de s'éclater au présent, enivré de pouvoir et de prestige bling bling à tous les étages, on prépare bien l'avenir. Le candidat le plus cynique, du genre qui se torche avec les principes d'égalité de notre belle devise nationale, n'aura qu'à apparaître motivé et déterminé à "changer la vie" pour être cru sur parole, rien qu'avec un peu de charisme et de gnak bien spectaculaire. Ca c'est un mec qui en veut.

Le programme en détails ? trop long à lire, c'est pour les intellos (ste honte les intellos, ah j'te jure). Les commentaires médiatiques sur le paquet fiscal ou encore sur les experts en chiffres du chômage empêchés de travailler ? Pas un problème non plus, la presse appartient aux amis dorés. Décidément, ça tombe vraiment bien tout ça. On en parle juste ce qu'il faut pour maintenir un fétu de paille de crédibilité et hop, une Une sur Sarko en Amérique ou Sarko à Disneyland, c'est plus qu'il n'en faut pour passer à autre chose.

Avec Nicolas Sarkozy tout devient possible, il l'avait écrit en gros sur ses affiches. Tout devient possible, même des gens qui votent pour celui qui va vider leurs poches afin de remplir celles de ceux qui s'enrichissent sur leur dos. Au moins il a été honnête, mais bon réfléchir à ce qu'on lit, c'est chiant. Remettons plutôt TF1, y un reportage sur le nouvel album de Carla Bruni. Chouette.

samedi 7 juin 2008

Approche futuriste d'un bon vieux cliché du matin

Depuis quelques semaines, j'éprouve un doux plaisir à prendre mon petit déjeuner à l'extérieur, un peu à la manière du gars qui prend un petit noir et un croissant sur le zinc en lisant son journal au bistrot en bas de chez lui... le cliché typique des films et BD des années 70 et avant.


Seulement, ma vie d'adulte ne se déroule pas dans les années 70, je n'ai pas de bistrot en bas de chez moi et si y en avait un, vu que j'habite pas au coeur de Paris mais dans une toute petite ville à côté de Lille, il serait garni de petits vieux sirotant un demi du matin au soir, façon Groland. Autre cliché, mais pas du tout ma came !

Donc, dans un grand élan à la fois de nostalgie et de renouveau de cliché urbain, je me suis trouvé un bon petit endroit, super sympa selon mes critères à moi : la cafétaria du méga Décathlon qui se trouve à 5 mn en voiture de chez oim. C'est un lieu très moderne, comme tout mon quartier d'ailleurs, installé sous une très haute verrière climatisée et pouvant accueillir un max de personnes. Seulement, je m'arrange pour y aller quand y a pas grand monde, comme ça j'ai l'impression d'avoir tout cet espace pour moi tout seul. Je suis aussi cool qu'à la maison mais tout en étant à l'extérieur.

Flanqué un double café noir, d'un jus de fraise et d'un petit pain au chocolat, je me délecte à lire du début à la fin toutes les nouvelles du modeste mais éminemment sympathique quotidien Aujourd'hui en France - ça me prend une heure mais je vais là-bas les jours où je bosse pas, genre "cool la vie" quoi. D'autant qu'à l'occase, je conclue ce moment jubilatoire par une petite partie de mon jeu du moment sur PSP, histoire de m'ancrer définitivement dans les années 2000, malgré le côté délicieusement rétro de la démarche.

J'avais jamais trop testé tout ça, mais lire le journal tout frais du jour dans un endroit agréable et paisible en sirotant café, jus de fruit et viennoiserie... c'est juste un pur bonheur que rien ne remplace réellement. A essayer d'urgence si ce n'est déjà fait.

Les Couscous Carnets T1, p 10 et 11


Samedi 16 avril 1983

Aujourd'hui c'est mon jour de corvées, quelle barbe ! Chris a loué Frogger, une cassette Parker pour mon Atari évidemment. Le jeu consiste à faire traverser à une grenouille une route et une rivière toutes deux pleines d'embûches. C'est assez difficile et en plus très amusant. A l'heure où j'écris, je viens juste de finir de laver la vaisselle.

MENU DU MIDI

- steak frites et haricots verts.
- crème au chocolat.
- café

Cet après-midi, maman et papa (ce dernier est d'ailleurs en train de laver la voiture) vont aller à Monoprix, pour faire ressemeler mes bottes et acheter ce qui manque à nous 4 pour la rentrée ! Quelle aubaine (tu parles...). Ce n'est plus que dans 2 jours. Enfin, il faut bien... Bon voici la liste de ce qui nous manque :


MENU DU SOIR

- des pâtes et des côtes de porc à la sauce tomate.
- des crèmes pralinées aux noisettes
- café

jeudi 5 juin 2008

Sundae crumble & cerise

Sortie hier au McDo pour quelques semaines, cette version atomique du Sundae :


Quoi, vous êtes encore là ?

mercredi 4 juin 2008

Sarah Gainsbourg ? Non, c'est à côté.

Une petite chanteuse française timide dans le rôle de Kate Brewster-Connor dans Terminator 4 ça vous branche ? Ben dommage pour vous alors, car Charlotte Gainsbourg était à deux doigts d'obtenir le rôle, quand finalement elle a trouvé plus intéressant de jouer dans un western français (sic) réalisé par Gilles Lellouche. Hum... en voilà une qui n'a sûrement pas les même goûts cinématographiques que moi (quand je pense que j'avais le béguin pour elle quand j'étais ado, avec sa photo sur ma pochette de cours de maths, tout ça...).


Anyway, je pense que j'aurais eu un peu de mal avec Charlotte for ever dans un film Terminator - cette saga est absolument culte pour moi depuis toujours. Donc, en apprenant ce matin dans le quotidien Aujourd'hui en France que finalement elle ne ferait pas le film, je me suis senti bien. A sa place, on aura droit à la fille de Ron Howard, un peu connue pour avoir joué dans The Village et Spiderman 3, mais surtout beaucoup moins connotée que notre lolotte nationale.

Toujours d'après le journal sus-cité, le film sera le premier d'une nouvelle trilogie Terminator entièrement située dans le futur et qui sera baptisée Terminator Salvation. Le premier film sera sous-titrée The Future Begins et aura au casting, outre miss Howard, le ténébreux Christian Bale dans le rôle de John Connor adulte. Un choix pas si mal raccordé à l'univers des trois premiers films, car l'acteur anonyme qui incarne le John Connor adulte fort brièvement aperçu au début de Terminator 2 a un petit air de famille avec mister Bale, genre regard glacial du gars qui a vécu et qui rigole pas.

Question réalisation on aura droit à McG... inconnu à mon bataillon, donc pas trop d'apriori. Le tournage aurait d'ores et déjà commencé, avec une sortie prévue le 22 mai 2009 aux USA. Une date bien choisie, car ce sera l'époque où la question d'une éventuelle saison 3 pour la sublime série The Sarah Connor Chonicles se posera et bien évidemment, la sortie du film ne pourra qu'aider grandement ce magnifique projet.

mardi 3 juin 2008

Joyeux Semainiversaire Couscous !

Eh oui ! Aujourd'hui, nous fêtons le tout premier semainiversaire des Couscous Carnets online ! Déjà une semaine en effet que ce blog a été lancé pour le plus grand plaisir de tous ceux qui le trouvent plaisant.

Une semaine pleine de posts et d'images en tout genre, rétro scannings braqués sur 1983, inflammation verbale tous azimuts et baratin cinématographicoludique à gogo... que de souvenirs et d'émotions déjà !

Pour fêter ça, je suis en plus ce soir dans un de mes fabuleux mardi burger foot, fabuleux car mardi c'est veille de pas travail pour moi chaque semaine, donc j'adore me faire un fast food tranquillos pour célébrer l'insouciance du lendemain qui me gagne, sentiment jouissif exacerbé en cas de grand match de foot à la téloche, comme par exemple le France - Colombie de ce soir, dernier match de préparation des bleus avant l'Euro. "Pourquoi aimer le foot quand on n'est pas un hooligan défoncé à la bière ?" sera d'ailleurs un des prochains Couscous au café du commerce à lire ici.

Bref, vive les semainiversaires, injustement maintenus dans l'ombre par ces gros frimeurs d'anniversaires qui se la pètent avec leur chanson spéciale et tout... et vive la fête, même et surtout seul avec du foot et des burgers !

lundi 2 juin 2008

Les Couscous Carnets T1, p 4 à 9

Page 4

Jeudi 14 avril 1983

1) Je vais tout d'abord, dès mon réveil, prendre mon bain, puis finir les réparations de mon vélo.


Page 5

2) Rectification du 1) : Je n'ai pas pris mon bain et ni d'ailleurs réparé mon vélo, en tout cas pour ce matin (fin de rectification).

MENU DU MIDI

- steak haché, frites et haricots verts
- yaourt

J'ai mis un phare sur mon vélo. Fin de journée paisible.


Page 6

Vendredi 15 avril 1983

1) J'ai pris mon bain. J'ai changé de stylo car les deux d'avant sont trop gros pour écrire. Donc, j'ai pris mon bain puis je suis allé jouer avec mes copains. Ah, j'oubliais : j'ai battu le high score que j'avais établi avec la cassette Vanguard. Le nouveau score s'élève à 48 690, ce qui n'est pas mal du tout. Enfin, pour moi évidemment.



Page 7

Vers 19 H 00, Mon oncle Guy et son ami Patrice sont venus en compagnie de "Marcel", enfin je crois qu'il se prénomme ainsi. Nous les avons retenus à dîner. Marcel est pompier et toute la soirée il nous a parlé de son métier. Il nous a dit que le métier de pompier ne consistait pas seulement à éteindre le feu, mais aussi à sauver les gens ou bien ramasser les cadavres (boulot pas toujours passionnant).


Page 8

Il nous a dit qu'il a eu affaire à des cas pas très attrayants, les cadavres n'étaient pas très beaux à voir et je ne demande qu'à le croire. Vous me comprendrez mieux en regardant la photo qu'il m'a laissée avant de partir :



Page 9

MENU DU SOIR

- Avocats aux crevettes
- Poulet, frites et petits pois
- Gâteaux (éclairs, glands et tartelettes)
- Café

Fin de journée sans incident.

dimanche 1 juin 2008

La théorie du travail privilège

Aujourd'hui, il semble de plus en plus net qu'il n'y a, dans nos pays riches et développés, tout simplement pas assez de travail pour tout le monde, mathématiquement. Dès lors, pourrait-on considérer une situation de RMIste comme "normale", qui en plus des 600 et quelques euros par mois octroie des aides telles que aide au logement, exonération d'impots, transports en commun gratuits, etc. A tel point, qu'il arrive parfois qu'une personne gagne plus en restant au RMI qu'en acceptant un travail au SMIC, qui lui fera perdre l'aide au logement, la gratuité des transports et lui coûtera divers frais en plus, tels que repas à l'extérieur chaque jour.

Malgré le caractère choquant qu'il y aurait à trouver "normale" une situation de RMIste (payé à rien faire), cela pourrait bien avoir un sens au regard du trop grand nombre de candidats par rapport au travail disponible et, autre paramétre capital, du principe de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Principe qui est que pour que cela fonctionne, il faut qu'un maximum de gens consomment les biens et services produits par les entreprises.

Or, pour consommer, il faut de l'argent. Ainsi, l'argent donné à ceux qui n'ont pas de travail, aurait pour vocation d'être dépensé afin de maintenir les bénéfices des entreprises et aussi les revenus octroyés à l'état par la TVA et les taxes sur lesdits bénéfices. De l'argent qui tourne en boucle en quelque sorte, mais qui permet à tout citoyen de vivre même sans travail et aux entreprises de continuer à vendre même dans un monde où il n'y pas assez d'emplois pour chacun.

Dès lors, avoir un travail deviendrait un privilège, que les citoyens seraient libres de convoiter ou non, selon qu'ils jugent plus important d'avoir plus de temps libre ou plus d'argent. Avec une installation progressive du système, cela semble pouvoir fonctionner, mieux en tout cas qu'une lutte sans fin pour un plein emploi de plus en plus illusoire.

Tout cela comporte cependant au moins un écueil assez évident : la démotivation des jeunes à l'école. Pourquoi apprendre si on a choisi d'être un consommateur sans travail dès que possible ? Il faudrait dès lors revoir les discours officiels, en recentrant l'intérêt de l'école non plus sur "avoir un travail plus tard", mais sur l'importance du savoir pour maîtriser son destin, à commencer - de façon très terre à terre - par la capacité à bien connaître ses droits et faire face aux subtilités de l'administration.

A vrai dire, ce système du travail privilège existe déjà, et fonctionne, mais ne dit pas son nom. Tout simplement parce qu'il est largement inacceptable moralement, du moins au regard de la morale qui est celle de nos sociétés depuis un bon moment. La vraie révolution qu'il y aurait à le reconnaître "officiellement" serait qu'on cesserait de lutter contre, pour au contraire l'organiser au mieux pour tous.

Au final, on peut se demander s'il n'est pas le moins mauvais choix pour faire face à la dynamique de surpopulation et de baisse du travail disponible qui est celle des pays riches et développés depuis maintenant plus de 60 ans et la fin du dernier grand conflit mondial.

Voilà, c'est ce qui m'est venu à l'esprit en discutant avec quelques personnes de mon entourage qui sont dans des situations de RMI ou d'emplois précaires pas forcément plus intéressantes financièrement que ledit RMI. J'imagine que certains ne verront qu'aberration en lisant cette théorie, mais plutôt que de l'indignation bien pensante, je serais curieux d'entendre des arguments précis qui expliquent en quoi cela ne pourrait pas réellement fonctionner de façon durable et sereine.

samedi 31 mai 2008

Les Couscous Carnets T1, Préface + p1, 2, 3

Préface

Cet ouvrage raconte les aventures d'un jeune garçon de 14 ans et cela jour après jour. A chaque article correspond une des journées vécues par ce garçon. Avec une touche d'humour, vous lirez dans ce livre et vous apprendrez que parfois la vie d'un jeune et ses pensées, aussi simple soit-il, peuvent être intéressantes.


Page 1

Mercredi 13 avril 1983

1) Mon grand frère Chris n'a toujours pas retrouvé sa mob'. Mais son copain Pascal aurait un indice... Je ne vous en dis pas plus sur cette affaire, qui, sachez-le, concerne le vol de la mob' de Chris qui a eu lieu hier, devant le café "Les Salopes".


Page 2

2) Je vous informe qu'hier moi, en l'occurrence Sax, ai établi le high score avec la cassette Atari
Vanguard, que j'ai achetée vendredi. Ce score s'élève d'ailleurs au nombre étonnant de 42 090 !!! dont je suis très fier.
Pour en revenir au début de cet article, je compte aujourd'hui même battre ce score.



Page 3


3) Fin de journée tranquille, sans histoires.

MENU DU SOIR
- Couscous
- Café
- Gâteau marbré

Un petit événement : j'installe enfin sur mon vélo "chopper/cross" des freins. Sinon, rien d'important.

vendredi 30 mai 2008

Grand Jeu des répliques oubliées 1

J'adore les répliques qui tuent au cinéma, surtout celles qui fort injustement n'ont pas marqué les esprits.
Pour sauver de l'oubli ces petites merveilles du verbe, les Couscous Carnets vous proposent un grand jeu qui reviendra régulièrement : le premier qui trouve dans quel film et par quel personnage est prononcée la réplique oubliée du jour gagne toute ma considération fraternelle et chaleureuse.

Celui qui en plus trouve l'auteur des dialogues gagnera carrément le droit de me tutoyer si on se croise un jour (je sais, ça tue sa race, mais bon on est comme ça ici, le coeur sur la main).

La réplique à identifier pour cette première édition : En ma qualité de spécialiste, je suis sans réponse.

Dans cette authentique punch line digne de la plus éclatante immortalité, j'adore le choc entre le début fort prometteur et la fin sans espoir. C'est littéralement l'expression de ce qu'est la vie elle-même. Surpuissant donc et facilement plaçable dans une conversation.

mercredi 28 mai 2008

Calendrier des dictons

Tout le monde connaît au moins deux dictons de saison :

- En avril, ne te découvre pas d'un fil.
- En mai, fais ce qu'il te plaît !

Mais qu'est-ce qu'on fait les autres mois alors ???

Fort ce constat d'un manque béant dans notre chère culture populaire, Les Couscous Carnets se sont fait un devoir de compléter ce passionnant calendrier... Voici donc les 10 dictons permettant de s'occuper avec bon sens toute l'année (on part de juin, c'est là que nous a laissé le sage populaire inconnu qui a calé après 2 mois... branleur !) :

- En juin, fume des joints !
- En juillet, fais gaffe de pas te noyer !
- En août, ne te jette pas dans le mazout !
- En septembre, prends soin de ton membre
- En octobre, reste sobre
- En novembre, reste dans ta chambre
- En décembre, prends du gingembre
- En janvier, nettoie l'évier
- En février, fais comme les lévriers
- En mars, mange des Mars !

Bon ben voilà, maintenant vous savez quoi faire toute l'année. Ouf !

Sinon aujourd'hui j'ai acheté un appart, enfin c'est pas tout à fait fait mais ça devrait pas tarder à se conclure.

Indiane Jones et le royaume du crâne grisonnant


Je suis aussi allé voir Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal. Le film est dans la droite lignée des précédents, donc bien sympa mais sans plus. Du bon divertissement, réalisé à l'ancienne par un Spielberg appliqué à défaut de brillant - aucune séquence ne vaut l'ouverture magistrale de L'Arche Perdue. On a un peu de mal au départ avec Indiana Jones grisonnant et ridé, mais bon... la génération dorée née dans les 50's fait de la résistance, en inventant le héros d'action de plus de 60 ans, qui vient prendre place aux côtés des Rolling Stones dans cet improbable musée de la coolitude éternelle. Pas sûr qu'on ait vraiment envie de le voir continuer à se remplir... D'un autre côté, ce sont peut-être juste les repères qui sont en train de changer ?

mardi 27 mai 2008

L'incroyable retour, 25 ans après.

Eh oui, Les Couscous Carnets sont de retour !!! absolument mythiques pour au moins 5 ou 6 personnes (ma famille proche et une ex, je dirais...), ces carnets furent créés à l'origine en 1983, alors que j'avais 14 ans et avais entrepris de renouveler de fond en comble le concept de journal intime. Au lieu de raconter mes pensées secrètes et autres coups de blues prépubères, je trouvais plus sympa de raconter mon quotidien de gamin sur un ton journalistique. Ou tout au moins, sur ce que je croyais être un ton journalistique à cet âge.

En cette belle année 1983, les blogs n'existaient bien sûr pas, tout comme internet d'ailleurs. Les ordinateurs personnels en étaient à leurs balbutiements. Le top du moment : le ZX 81 de Sinclair, avec un disque dur de 1 ko !!! super (si si, vous vous rendez pas compte) mais hors de prix pour un gamin comme moi... genre 1000 F de l'époque, soient 150 euros sans tenir compte de l'inflation.

En ces temps immémoriaux, même le minitel n'était encore qu'une rumeur annonciatrice d'un futur aussi technologique que mystérieux... l'an 2000.... ouah... on aura tous des costumes chromés genre Space Art (un super groupe "spatial" de l'époque), des voitures qui volent, on fera la guerre avec des rayons laser... y aura des robots partout... bref, le top du top pour un petit gars de 14 ans.


Mais en attendant ce futur merveilleux, je n'avais donc qu'un petit carnet et un Bic pour entreprendre mon super projet de révolution du journal intime. Au final, j'écrivis quelques 3 tomes de ces Couscous Carnets, de 14 à 16 ans environ.

Si aujourd'hui, j'ai décidé de ressusciter ces mythiques carnets de jeunesse, c'est pour appliquer la même recette à ma vie actuelle... donc un blog, beaucoup moins révolutionnaire que mes carnets de l'époque... mais bon, si j'arrive à retrouver un peu de l'enthousiasme d'alors, ça peut être bien. Et puis, entre autres catégories, j'ai prévu "Couscous Rétro", ou je publierai telles quelles les pages de l'époque... pour le plus grand bonheur de la poignée de personnes qui les connurent à l'aube des eighties.

Tout ceci bien entendu, si je ne trouve pas toute cette idée de blog et renaissance des Couscous Carnets complètement foireuses dans quelques jours... Pas gagné.