samedi 7 juin 2008

Approche futuriste d'un bon vieux cliché du matin

Depuis quelques semaines, j'éprouve un doux plaisir à prendre mon petit déjeuner à l'extérieur, un peu à la manière du gars qui prend un petit noir et un croissant sur le zinc en lisant son journal au bistrot en bas de chez lui... le cliché typique des films et BD des années 70 et avant.


Seulement, ma vie d'adulte ne se déroule pas dans les années 70, je n'ai pas de bistrot en bas de chez moi et si y en avait un, vu que j'habite pas au coeur de Paris mais dans une toute petite ville à côté de Lille, il serait garni de petits vieux sirotant un demi du matin au soir, façon Groland. Autre cliché, mais pas du tout ma came !

Donc, dans un grand élan à la fois de nostalgie et de renouveau de cliché urbain, je me suis trouvé un bon petit endroit, super sympa selon mes critères à moi : la cafétaria du méga Décathlon qui se trouve à 5 mn en voiture de chez oim. C'est un lieu très moderne, comme tout mon quartier d'ailleurs, installé sous une très haute verrière climatisée et pouvant accueillir un max de personnes. Seulement, je m'arrange pour y aller quand y a pas grand monde, comme ça j'ai l'impression d'avoir tout cet espace pour moi tout seul. Je suis aussi cool qu'à la maison mais tout en étant à l'extérieur.

Flanqué un double café noir, d'un jus de fraise et d'un petit pain au chocolat, je me délecte à lire du début à la fin toutes les nouvelles du modeste mais éminemment sympathique quotidien Aujourd'hui en France - ça me prend une heure mais je vais là-bas les jours où je bosse pas, genre "cool la vie" quoi. D'autant qu'à l'occase, je conclue ce moment jubilatoire par une petite partie de mon jeu du moment sur PSP, histoire de m'ancrer définitivement dans les années 2000, malgré le côté délicieusement rétro de la démarche.

J'avais jamais trop testé tout ça, mais lire le journal tout frais du jour dans un endroit agréable et paisible en sirotant café, jus de fruit et viennoiserie... c'est juste un pur bonheur que rien ne remplace réellement. A essayer d'urgence si ce n'est déjà fait.

Les Couscous Carnets T1, p 10 et 11


Samedi 16 avril 1983

Aujourd'hui c'est mon jour de corvées, quelle barbe ! Chris a loué Frogger, une cassette Parker pour mon Atari évidemment. Le jeu consiste à faire traverser à une grenouille une route et une rivière toutes deux pleines d'embûches. C'est assez difficile et en plus très amusant. A l'heure où j'écris, je viens juste de finir de laver la vaisselle.

MENU DU MIDI

- steak frites et haricots verts.
- crème au chocolat.
- café

Cet après-midi, maman et papa (ce dernier est d'ailleurs en train de laver la voiture) vont aller à Monoprix, pour faire ressemeler mes bottes et acheter ce qui manque à nous 4 pour la rentrée ! Quelle aubaine (tu parles...). Ce n'est plus que dans 2 jours. Enfin, il faut bien... Bon voici la liste de ce qui nous manque :


MENU DU SOIR

- des pâtes et des côtes de porc à la sauce tomate.
- des crèmes pralinées aux noisettes
- café

jeudi 5 juin 2008

Sundae crumble & cerise

Sortie hier au McDo pour quelques semaines, cette version atomique du Sundae :


Quoi, vous êtes encore là ?

mercredi 4 juin 2008

Sarah Gainsbourg ? Non, c'est à côté.

Une petite chanteuse française timide dans le rôle de Kate Brewster-Connor dans Terminator 4 ça vous branche ? Ben dommage pour vous alors, car Charlotte Gainsbourg était à deux doigts d'obtenir le rôle, quand finalement elle a trouvé plus intéressant de jouer dans un western français (sic) réalisé par Gilles Lellouche. Hum... en voilà une qui n'a sûrement pas les même goûts cinématographiques que moi (quand je pense que j'avais le béguin pour elle quand j'étais ado, avec sa photo sur ma pochette de cours de maths, tout ça...).


Anyway, je pense que j'aurais eu un peu de mal avec Charlotte for ever dans un film Terminator - cette saga est absolument culte pour moi depuis toujours. Donc, en apprenant ce matin dans le quotidien Aujourd'hui en France que finalement elle ne ferait pas le film, je me suis senti bien. A sa place, on aura droit à la fille de Ron Howard, un peu connue pour avoir joué dans The Village et Spiderman 3, mais surtout beaucoup moins connotée que notre lolotte nationale.

Toujours d'après le journal sus-cité, le film sera le premier d'une nouvelle trilogie Terminator entièrement située dans le futur et qui sera baptisée Terminator Salvation. Le premier film sera sous-titrée The Future Begins et aura au casting, outre miss Howard, le ténébreux Christian Bale dans le rôle de John Connor adulte. Un choix pas si mal raccordé à l'univers des trois premiers films, car l'acteur anonyme qui incarne le John Connor adulte fort brièvement aperçu au début de Terminator 2 a un petit air de famille avec mister Bale, genre regard glacial du gars qui a vécu et qui rigole pas.

Question réalisation on aura droit à McG... inconnu à mon bataillon, donc pas trop d'apriori. Le tournage aurait d'ores et déjà commencé, avec une sortie prévue le 22 mai 2009 aux USA. Une date bien choisie, car ce sera l'époque où la question d'une éventuelle saison 3 pour la sublime série The Sarah Connor Chonicles se posera et bien évidemment, la sortie du film ne pourra qu'aider grandement ce magnifique projet.

mardi 3 juin 2008

Joyeux Semainiversaire Couscous !

Eh oui ! Aujourd'hui, nous fêtons le tout premier semainiversaire des Couscous Carnets online ! Déjà une semaine en effet que ce blog a été lancé pour le plus grand plaisir de tous ceux qui le trouvent plaisant.

Une semaine pleine de posts et d'images en tout genre, rétro scannings braqués sur 1983, inflammation verbale tous azimuts et baratin cinématographicoludique à gogo... que de souvenirs et d'émotions déjà !

Pour fêter ça, je suis en plus ce soir dans un de mes fabuleux mardi burger foot, fabuleux car mardi c'est veille de pas travail pour moi chaque semaine, donc j'adore me faire un fast food tranquillos pour célébrer l'insouciance du lendemain qui me gagne, sentiment jouissif exacerbé en cas de grand match de foot à la téloche, comme par exemple le France - Colombie de ce soir, dernier match de préparation des bleus avant l'Euro. "Pourquoi aimer le foot quand on n'est pas un hooligan défoncé à la bière ?" sera d'ailleurs un des prochains Couscous au café du commerce à lire ici.

Bref, vive les semainiversaires, injustement maintenus dans l'ombre par ces gros frimeurs d'anniversaires qui se la pètent avec leur chanson spéciale et tout... et vive la fête, même et surtout seul avec du foot et des burgers !

lundi 2 juin 2008

Les Couscous Carnets T1, p 4 à 9

Page 4

Jeudi 14 avril 1983

1) Je vais tout d'abord, dès mon réveil, prendre mon bain, puis finir les réparations de mon vélo.


Page 5

2) Rectification du 1) : Je n'ai pas pris mon bain et ni d'ailleurs réparé mon vélo, en tout cas pour ce matin (fin de rectification).

MENU DU MIDI

- steak haché, frites et haricots verts
- yaourt

J'ai mis un phare sur mon vélo. Fin de journée paisible.


Page 6

Vendredi 15 avril 1983

1) J'ai pris mon bain. J'ai changé de stylo car les deux d'avant sont trop gros pour écrire. Donc, j'ai pris mon bain puis je suis allé jouer avec mes copains. Ah, j'oubliais : j'ai battu le high score que j'avais établi avec la cassette Vanguard. Le nouveau score s'élève à 48 690, ce qui n'est pas mal du tout. Enfin, pour moi évidemment.



Page 7

Vers 19 H 00, Mon oncle Guy et son ami Patrice sont venus en compagnie de "Marcel", enfin je crois qu'il se prénomme ainsi. Nous les avons retenus à dîner. Marcel est pompier et toute la soirée il nous a parlé de son métier. Il nous a dit que le métier de pompier ne consistait pas seulement à éteindre le feu, mais aussi à sauver les gens ou bien ramasser les cadavres (boulot pas toujours passionnant).


Page 8

Il nous a dit qu'il a eu affaire à des cas pas très attrayants, les cadavres n'étaient pas très beaux à voir et je ne demande qu'à le croire. Vous me comprendrez mieux en regardant la photo qu'il m'a laissée avant de partir :



Page 9

MENU DU SOIR

- Avocats aux crevettes
- Poulet, frites et petits pois
- Gâteaux (éclairs, glands et tartelettes)
- Café

Fin de journée sans incident.

dimanche 1 juin 2008

La théorie du travail privilège

Aujourd'hui, il semble de plus en plus net qu'il n'y a, dans nos pays riches et développés, tout simplement pas assez de travail pour tout le monde, mathématiquement. Dès lors, pourrait-on considérer une situation de RMIste comme "normale", qui en plus des 600 et quelques euros par mois octroie des aides telles que aide au logement, exonération d'impots, transports en commun gratuits, etc. A tel point, qu'il arrive parfois qu'une personne gagne plus en restant au RMI qu'en acceptant un travail au SMIC, qui lui fera perdre l'aide au logement, la gratuité des transports et lui coûtera divers frais en plus, tels que repas à l'extérieur chaque jour.

Malgré le caractère choquant qu'il y aurait à trouver "normale" une situation de RMIste (payé à rien faire), cela pourrait bien avoir un sens au regard du trop grand nombre de candidats par rapport au travail disponible et, autre paramétre capital, du principe de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Principe qui est que pour que cela fonctionne, il faut qu'un maximum de gens consomment les biens et services produits par les entreprises.

Or, pour consommer, il faut de l'argent. Ainsi, l'argent donné à ceux qui n'ont pas de travail, aurait pour vocation d'être dépensé afin de maintenir les bénéfices des entreprises et aussi les revenus octroyés à l'état par la TVA et les taxes sur lesdits bénéfices. De l'argent qui tourne en boucle en quelque sorte, mais qui permet à tout citoyen de vivre même sans travail et aux entreprises de continuer à vendre même dans un monde où il n'y pas assez d'emplois pour chacun.

Dès lors, avoir un travail deviendrait un privilège, que les citoyens seraient libres de convoiter ou non, selon qu'ils jugent plus important d'avoir plus de temps libre ou plus d'argent. Avec une installation progressive du système, cela semble pouvoir fonctionner, mieux en tout cas qu'une lutte sans fin pour un plein emploi de plus en plus illusoire.

Tout cela comporte cependant au moins un écueil assez évident : la démotivation des jeunes à l'école. Pourquoi apprendre si on a choisi d'être un consommateur sans travail dès que possible ? Il faudrait dès lors revoir les discours officiels, en recentrant l'intérêt de l'école non plus sur "avoir un travail plus tard", mais sur l'importance du savoir pour maîtriser son destin, à commencer - de façon très terre à terre - par la capacité à bien connaître ses droits et faire face aux subtilités de l'administration.

A vrai dire, ce système du travail privilège existe déjà, et fonctionne, mais ne dit pas son nom. Tout simplement parce qu'il est largement inacceptable moralement, du moins au regard de la morale qui est celle de nos sociétés depuis un bon moment. La vraie révolution qu'il y aurait à le reconnaître "officiellement" serait qu'on cesserait de lutter contre, pour au contraire l'organiser au mieux pour tous.

Au final, on peut se demander s'il n'est pas le moins mauvais choix pour faire face à la dynamique de surpopulation et de baisse du travail disponible qui est celle des pays riches et développés depuis maintenant plus de 60 ans et la fin du dernier grand conflit mondial.

Voilà, c'est ce qui m'est venu à l'esprit en discutant avec quelques personnes de mon entourage qui sont dans des situations de RMI ou d'emplois précaires pas forcément plus intéressantes financièrement que ledit RMI. J'imagine que certains ne verront qu'aberration en lisant cette théorie, mais plutôt que de l'indignation bien pensante, je serais curieux d'entendre des arguments précis qui expliquent en quoi cela ne pourrait pas réellement fonctionner de façon durable et sereine.